Les « équipes Bogey » existent-elles vraiment ?

Ceux qui ont une fois pratiqué le pari sportif sur la Premier League se sont surement déjà posés les questions suivantes. Certains clubs de Premier League disposent-ils d'un avantage perpétuel sur leurs adversaires ? Les bookmakers prennent-ils en compte ce qu'on appelle « bogey sides » au moment d'élaborer leurs cotes de pari sur le football ? Aujourd'hui, Mark Taylor l'analyste du pari sportif sur la Premier League, jette un regard sur les données afin de déterminer si les équipes bogey existent vraiment dans l'élite de l'Angleterre.

L'une des idées les plus persistantes dans le domaine des paris sportifs sur la Premier League et dans celui du football en général, c'est l'existence de ce qu'on appelle des « bogey sides ». Il s'agit d'équipes qui semblent pouvoir régulièrement gagner les matchs ou éviter une défaite face à un adversaire particulier sur un grand nombre de rencontres.

Les statistiques des rencontres peuvent être facilement consultées sur des sites de pari sur le football tels que Bettingexpert Clash ou Soccerbase, et il est facile d'effectuer des recherches dans ces bases de données pour trouver rapidement une équipe qui détient un récent historique en sa faveur face à une autre. Les commentateurs de match ajoutent souvent des références à ces données de rencontres, et il n'est pas rare d'entendre que l'équipe A n'a pas réussi à battre l'équipe B depuis 1999, suggérant qu'une victoire pour la première serait considérée comme un grand retournement de situation. Bien sûr, cela a aussi des incidences lorsqu'il faut parier sur le résultat d'un match de football.

Évaluer les données

Dans l'effort de déterminer si les résultats antérieurs, souvent ceux enregistrés dans un passé lointain et qui impliquent une équipe totalement différente, pourraient avoir une influence excessive sur un match qui est en train de se dérouler, nous devons examiner les données historiques de pari sur le football. L'une des préoccupations majeures lors de la présentation de preuves apparemment probantes qui appuient une théorie est le danger de l'approche sélective des données. Les valeurs limites sélectives peuvent avoir comme conséquence de faire paraitre les résultats plus inhabituels qu'ils ne le sont en réalité. Si une équipe est désignée comme étant invaincue depuis les cinq derniers matchs livrés contre l'adversaire du jour, il est presque certain qu'elle avait perdu la rencontre qui s'était déroulée avant le début de la série de 5 victoires.

L'échantillon est dans ce cas biaisé. Une série sélective de matchs au cours de laquelle s'est produite une accumulation naturelle de victoires, de matchs nuls ou de défaites a été choisie à un point particulier d'une séquence plus grande afin de donner une impression qui n'est pas représentative de l'échantillon plus large. Par conséquent, cela pourrait ne pas refléter ce qui se passera dans un futur immédiat. De même, le fait de donner une série de victoires en termes d'années plutôt que de rencontres, une fois encore en partant d'une période sélective, peut biaiser les statistiques. Une équipe peut être invaincue face à un adversaire depuis vingt ans, mais les deux équipes auraient bien pu être dans des divisions différentes lors de la plupart de ces saisons. La période de vingt ans n'englobe peut-être qu'une poignée de matchs, et vous devrez en tenir compte avant de vous lancer dans le pari sportif sur la Premier League.